Mise en scène : Stéphanie Tesson
Assistée de : Charlotte Rondelez
Avec Nicolas Vaude (dans le rôle de Fantasio)
Sarah Capony (Elsbeth),
Jean-Michel Kindt (Le Roi, La Gouvernante)
Maxime Lombard (Marinoni),
Frédéric Longbois ou Freddy Viau (Le Prince)
Olivier Foubert (Spark), Mathias Maréchal (Hartmann, un Page)
Sébastien Pépin (Rutten, Facio, un Page)
Création des costumes : Angéla Séraline
Décors : Olivier Balais
Lumières : Philippe Mathieu
Maquillages : Stéphanie Aznarez
Musiques : Frédéric Ozanne
Pris par le "mal du siècle", Fantasio, dandy passé maître dans l'art de l'oisiveté, se débat contre la morne réalité qui l'environne. Pour échapper à sa lassitude et à ses créanciers, il s'engage comme bouffon à la cour de Bavière où se prépare le mariage politique de la jeune princesse Elsbeth avec le risible Prince de Mantoue...
Fantasio est un habit d'Arlequin taillé dans
l'étoffe d'une imagination prodigue, un étrange
objet, rarement porté à la scène.
Cette rêverie remarquable, nous avons voulu
lui donner vie.
D'abord parce qu'elle suscite un univers merveilleusement
théâtral qui n'implique aucune morale et
n'assène pas de vérité unique. Et puis
pour cette étonnante coïncidence que l'on sent
sourdre dans le discours de Fantasio, double effronté de
Musset. Coïncidence avec une époque, la
naître, que ce discours semble dépeindre.
Fantasio, enfant de son siècle, près de 200 ans
plus tard, parle un langage qui ressemble étrangement
à celui de nos jeunes générations :
à l'aube d'un siècle nouveau, il se sent
l'héritier d'une Histoire lourde, en même temps
que le détenteur d'un avenir flottant.
Toute tentative de représentation réaliste nous
paraissant vaine, nous avons plutôt choisi une expression
poétique de la pièce, notre objectif
étant de la faire naître des personnages
eux-mêmes et non d'un regard ou d'une volonté
extérieurs. Ce choix élimine tout
artifice de mise en scène pour se concentrer sur
une exigence de sincérité et de
simplicité.
Ce principe induit un rapport tout à fait franc au public,
inclus dans l'action en cours, pris pour complice, pour confident, pour
miroir aussi. Affronter les regards comme il tente
d'affronter l'existence, telle est l'insolence de Fantasio, telle est
sa liberté. C'est cette même audace d'affrontement
qui l'entraîne dans la peau d'un bouffon, puis dans celle
d'un briseur d'alliance que nous souhaitons recréer avec le
public.
Création du
spectacle dans les Jardins du
Château de Versailles les 24, 25 et 26 juin 2005
(co-production Château de Versailles Spectacles, dans le
cadre du Mois Molière).
Tournée en Festivals (Angers, Figeac,
Ermenonville, Fontenay le Compte ...) en 2005 / 2006.